Et si toujours avait déjà commencé

- Je savais que vous reviendriez.
L'homme était assis sur sa valise, le dos posé contre la porte du train. Il souriait, fier de lui, trop fier même.
- Pardon ?
- Je savais que vous reviendriez répéta t'il.
- Et puis je me permettre de vous demandez d'où vous vient cette lumière Monsieur ... ?
- Jean-Baptiste.
- Monsieur Jean-Baptiste.
- Et bien vous êtes une fille, vous allez donc tout le temps aux toilettes, par conséquent, sur les 5h de train, j'étais sur de vous revoir au moins une fois.
- Et bien je vous conseil Monsieur ... ?
- Jean-Baptiste.
- Monsieur Jean-Baptiste, de tirer la chasse sur vos préjugés qui ont l'épaisseur d'une feuille de papier toilettes.
Sur cette répartie plus ou moins académique, elle poussa la porte du lieux d'aisance et la claqua derrière elle. Lorsqu'elle y eu fait tout ce qu'elle y avait a faire, elle ressortit, l'Homme assis sur sa valise la fixait.
- Quoi encore ! vous voulez que je vous raconte comment c'était ? hurla t'elle en rejoignant la orte qui la séparait de son wagon. Mais Monsieur jean-Baptiste se contenta de répondre :
-A tout a l'heure.
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# Posté le lundi 31 août 2009 07:43

Part pour deux semaines

Part pour deux semaines
Non mais attends tu m'as pris pour qui, je suis pas une meuf qui allume la lumière ! moi j'éteins l'obscurité. Attends, si le comble de la race humaine est que l'on fait mâle a la femelle, je pense pouvoir sans prétention prendre part au paradoxe mondial, et ainsi, avoir la capacité de monter en bas. N'empêche que dans ce bordel planétaire, une chose résiste ! Oui moi, merci mais ça c'est ce que pense de lui chaque individus. Non, ce qui se joue de la moquerie et de la variabilité c'est l'amour ! Et oui, quand on aime, houla, rien ne peut venir perturber ca, ni le déluge ni la fin du monde. L'amour est un sentiment indépendant, interne et incontrôlable pour celui qui le vit. Il va, il vient, et personne ne sait pourquoi. Parfois il s'arrête, et c'est qu'on se met a espérer qu'il ne reprenne pas sa course après rien. Tout ca pour dire que si vous vous sentez frustrez par la crise économique qui frappe le monde, si le pouvoir d'achat en hausse vous donne de la tension, si il fait soit trop chaud soit trop froid, tombez amoureux, et vous aurez toujours quelques chose d'agréable a quoi penser.
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# Posté le vendredi 14 août 2009 20:33

Hit the road Jack

La brume s'ouvrit comme on écarte un rideau pour la laisser passer. La rosée du matin humidifiait son visage d'Ange. Elle se voulait reine dans un royaume qu'elle connaissait a peine. Elle se croyait plus forte que celles qui se laissent avoir par la peur, elle se sait moins froide que celles qui prenaient ça par dessus la jambe. Elle pensait tenir le juste milieu, le point de bascule qui nous fait dégringoler dans l'horreur. Dompter son c½ur lorsqu'il s'éprend de grandes envolées n'est pas une mince affaire. Alors parfait elle se laisse aller, et elle passe ses nuits les yeux rivés sur le plafond et le c½ur serré, en attendant que ça passe et qu'une nouvelle fois le soleil se lève.
Hit the road Jack
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# Posté le mercredi 29 juillet 2009 17:14

C'était juste comme ca

Que rêver de plus, l'éternité n'est pas pour moi.

"Un dictateur obèse, joues dans le gras du buste, tu vois ? Tous les soirs, il lui faut sa soupe de tortue. Or, un soir, pas de soupe. Le dictateur pique une crise. Son majordome descend aux cuisines. On lui montre la tortue, qui ne veut pas sortir la tête de sa carapace. Or, tout le monde sait qu'il faut décapiter les tortues pour qu'elles soient bonnes a manger. Laissez moi faire, dit le majordome. Il prend la tortue dans sa main, lui fourre un doigt dans le cul, la tortue sort une tête scandalisée, que le majordome coupe aussitôt. Admiration des cuistots : Réponse du majordome : Comment croyez vous que je mets ses cravates au président ?"

Daniel Pennac, le Dictateur et le Hammac
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# Posté le vendredi 24 juillet 2009 16:59

Du courage Carole, du courage.

Du courage Carole, du courage.
Nous ne l'avons pas perdue, elle nous a juste devancé. Les gens, des têtes plus ou moins connues, des nageuses et des parents, des juges et des officiels défilent devant le cercueil blanc. Tous sont venus rendre un dernier hommage a Nephéliane, qui de haut de ses 16 ans, n'est jamais revenue de ce terrible voyage en avion, piloté par son père et accompagnée a Célie, un amie nageuse. Je ne peux pas avoir la prétention de dire que nous étions amies, nous nous connaissions, simplement, se croisant régulièrement sur le bord des bassins et dans les salles de danse, et ce depuis longtemps. A chaque nouvelle rencontre, je lançait le traditionnel " salut meuf " que les nageuses qui n'ont pas le temps de s'attarder prononcent le sourire aux lèvres. Nous n'étions donc pas amies mais camarades de chlore, comme le sont toutes les synchros. Plus étendu que l'amitié, le lien du chlore est un lien fort, car seule des synchros se comprennent entre elles, comprennent les joies et les peines qu'infligent se sport, ... particulier pour tout dire. Nous avons donc perdu le 14 juillet deux membres de notre grande famille, c'est dont toute la section natation synchronisée qui se couvre de noir aujourd'hui. Qu'on les connaisse ou qu'on ne les connaisse pas, qu'on les aime ou qu'on les déteste, elles étaient nageuses, elles ne sont plus que dans nos souvenirs, et ça, ça ... ça ne s'exprime pas. Quand ce fut a mon tour de m'avancer devant ton corps sans vie, j'ai jeté la fleur blanche sur ta dernière maison, je te regardais de haut, et du bout des lèvres, je t'ai murmuré un adieu " salut meuf " .
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# Posté le mardi 21 juillet 2009 11:01