Elle parlait, jusqu'à ce qu'une main tendue lui claque violemment le menton lui faisant serrer la mâchoire. Dans ce genre de situation, le cerveau tourne a 100 a l'heure, les hypothèses fusent et les questions se bousculent a la porte de l'esprit, pour qu'enfin une seule interrogation, maitresse et primordiale s'affirme : Pourquoi ? Pourquoi a t'il levé sa main sur moi et pourquoi suis je là, assise face a lui ne sachant que dire pendant que mes yeux perdus dans les siens se remplissent de larmes ? Cette question, personne n'y répondra jamais, puisqu'il claqua la porte derrière lui après avoir rassemblé ses affaires. Elle resta de longues minutes sur le lit, a pleurer dans son oreiller, la seule chose qui lui restait, il sentait son odeur. Le c½ur a un nez. Mais avec lui tout sent toujours bon. Finalement, elle alla essorer son oreiller, puis s'assit sur le rebord de sa fenêtre. Le soleil se couchait derrière les petites immeubles qui chatouillaient les nuages. Elle serrait ses genoux contre sa poitrine puisqu'elle n'avait plus d'Homme à serrer. Sa chemise de nuit voletait mollement, au même rythme que ses longs cheveux bruns. Du haut du 18ème étage, elle avait une belle vue sur Paris, qui lui fit presque oublier qu'elle était seule, et définitivement seule, car son c½ur n'était qu'a lui, et en s'en allant, il l'avait emporté dans sa valise. Cette pensée traversait son esprit, un peu, au début. Elle fini par descendre de sa fenêtre pour sortir, redécouvrir le monde qu'elle ne voyait qu'a deux. Dehors, sur un banc, un jeune homme était allongé sur un banc, la tête posée sur les genoux d'une charmante demoiselle. Des pigeons alignés sur un gouttières s'envolèrent dans un bruissement d'ailes, vers deux petits enfants qui jouaient a la marelle. Tout allait par deux, le monde et les Hommes étaient conçus ainsi, par paire. Elle l'avait trouvé, il s'était barré et elle ne savait pas pourquoi. Elle se remit a chercher une réponse a cette question quasi métaphysique. Voyant qu'elle ne pouvait toujours pas répondre, elle descendit a la station de métro la plus proche, c'était Michel Ange Molitor. Plusieurs rames passèrent sans qu'elle ne daigna même les regarder. Vers 01h26 du matin , elle se leva et se dirigea vers la voie. Le métro arrivait. Les larmes perlaient sur ses joues, la solitude la rongeait déjà, sans lui, plus d'alternative, elle sauta.
A ce moment la, un mouvement venant de sa droite l'intrigua, elle s'éleva au dessus de son corps. Elle sentait un poids sur elle, sur son ventre et sur ses jambes. Tout devint sombre, il faisait chaud, tout était silencieux. Elle ouvrit alors les yeux, et vit que encore une fois, alors qu'elle dormait sur le ventre, l'homme de sa vie en avait profité pour l'envahir, et poser sa jambe sur elle. C'est vrai qu'on est serré a deux dans un lit une place.