La raison

La raison
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 17:37

Avec le dos de la cuillère

Avec le dos de la cuillère
Chacun d'entre nous a déjà eu dans ses yeux l'Innocence, la Mollesse même. Elle est partie a l'age de la découverte, a l'ouverture de ces yeux, frappés par le monde. Le tout est d'avoir la perfection d'exister.

"Oh the truth hurts
A lie's worse
I can't like it anymore
When I love you a little less than before "

J'ai pris sa main, j'ai marché, j'ai couru. Je suis tombée, elle a continué. De puis, je regarde son ombre se raccourcir ... et je mets des chaussettes roses.
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# Posté le mardi 14 juillet 2009 12:48

Would you cut your fucking tong please

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# Posté le vendredi 10 juillet 2009 11:43

C'est l'évidence

Elle parlait, jusqu'à ce qu'une main tendue lui claque violemment le menton lui faisant serrer la mâchoire. Dans ce genre de situation, le cerveau tourne a 100 a l'heure, les hypothèses fusent et les questions se bousculent a la porte de l'esprit, pour qu'enfin une seule interrogation, maitresse et primordiale s'affirme : Pourquoi ? Pourquoi a t'il levé sa main sur moi et pourquoi suis je là, assise face a lui ne sachant que dire pendant que mes yeux perdus dans les siens se remplissent de larmes ? Cette question, personne n'y répondra jamais, puisqu'il claqua la porte derrière lui après avoir rassemblé ses affaires. Elle resta de longues minutes sur le lit, a pleurer dans son oreiller, la seule chose qui lui restait, il sentait son odeur. Le c½ur a un nez. Mais avec lui tout sent toujours bon. Finalement, elle alla essorer son oreiller, puis s'assit sur le rebord de sa fenêtre. Le soleil se couchait derrière les petites immeubles qui chatouillaient les nuages. Elle serrait ses genoux contre sa poitrine puisqu'elle n'avait plus d'Homme à serrer. Sa chemise de nuit voletait mollement, au même rythme que ses longs cheveux bruns. Du haut du 18ème étage, elle avait une belle vue sur Paris, qui lui fit presque oublier qu'elle était seule, et définitivement seule, car son c½ur n'était qu'a lui, et en s'en allant, il l'avait emporté dans sa valise. Cette pensée traversait son esprit, un peu, au début. Elle fini par descendre de sa fenêtre pour sortir, redécouvrir le monde qu'elle ne voyait qu'a deux. Dehors, sur un banc, un jeune homme était allongé sur un banc, la tête posée sur les genoux d'une charmante demoiselle. Des pigeons alignés sur un gouttières s'envolèrent dans un bruissement d'ailes, vers deux petits enfants qui jouaient a la marelle. Tout allait par deux, le monde et les Hommes étaient conçus ainsi, par paire. Elle l'avait trouvé, il s'était barré et elle ne savait pas pourquoi. Elle se remit a chercher une réponse a cette question quasi métaphysique. Voyant qu'elle ne pouvait toujours pas répondre, elle descendit a la station de métro la plus proche, c'était Michel Ange Molitor. Plusieurs rames passèrent sans qu'elle ne daigna même les regarder. Vers 01h26 du matin , elle se leva et se dirigea vers la voie. Le métro arrivait. Les larmes perlaient sur ses joues, la solitude la rongeait déjà, sans lui, plus d'alternative, elle sauta.
A ce moment la, un mouvement venant de sa droite l'intrigua, elle s'éleva au dessus de son corps. Elle sentait un poids sur elle, sur son ventre et sur ses jambes. Tout devint sombre, il faisait chaud, tout était silencieux. Elle ouvrit alors les yeux, et vit que encore une fois, alors qu'elle dormait sur le ventre, l'homme de sa vie en avait profité pour l'envahir, et poser sa jambe sur elle. C'est vrai qu'on est serré a deux dans un lit une place.
C'est l'évidence
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 17:22

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 17:44

Une seule fois

Être amoureuse c'est avoir des lunettes.

Le soleil est plus bleu et l'herbe est plus rouge. Tu distribuais des leçons et des conseils a droite, a gauche, en haut, en bas peut être même. Tu avais la science de la vie, la totale impartialité et l'analyse assez affutée. "Mais ouvre les yeux voyons". Tout t'apparaissait clairement, tout était tranché et joué d'avance. La vie des autres n'était une simple relation de cause a effet, logique et anticipée.Ta vie aussi tombait même sous son sens. Tu m'emmerdes ? je t'emmerde ! Une seule philosophie, la vie et les amies d'abord. Les jours passent sans émotions et sans problèmes, sans craintes et sans peines.
Mais voilà. Vos regards se sont croisés, vos bouches se sont effleurées, vos corps enlacés. Vos vies se sont mêlées, pour ne plus jamais se séparer, vous êtes fait l'un pour l'autre, vous le savez et vous vous l'êtes dit. Plus de un, plus jamais. Vous l'aimez et vous ne voulez pas le perdre, sous peine de vous perdre. Il est là il est tout. Il n'y a plus qu'une chose que vous sachiez, c'est que vous lui avez offert votre c½ur, et qu'il est donc libre d'en faire ce qu'il veut. A partir de la, tout est sous tendu par la peur de le perdre, tout est donc sous entendu et mal interprété. Un éclair de lucidité vous fait apercevoir que vous ne craignez rien, et qu'il ne rêve que de vous tenir dans ses bras. "Mais pense comme avant" vous hurle une amie a qui vous procuriez des conseils et qui maintenant se fait le bureau des angoisses infondées. "Mais je l'aime" vous n'avez que ca ala bouche, et il faut l'avouer, c'est quand même la plus belle des excuses.

L'amour ne rend pas con, L'amour est une paire de lunette.
Une seule fois
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# Posté le lundi 29 juin 2009 17:47