Je suis juste la pour te faire oublier. Alors oublie moi.
Dépêche toi, elle nous court après, avec ses grandes mains ,sa longue robe. Une griffe posée sur nous et c'est la fin. Ne te retourne pas, non jamais. Le oiseaux chantent, le jour se lève, la nuit se mêle au jour, il en découle cette fusion de couleur qui embrase le ciel. Ne te laisse pas avoir, tout n'est qu'un piège, continue de courir, plus vite. Pourquoi vivre si les Autres sont morts tu te demandes hein ? Et bien c'est pour se souvenirs qu'ils sont morts qu'on doit vivre, mourir c'est oublier, renier. Crache pas dans la soupe gamine, et cours, ne te retourne pas. Si l'envie t'en prend, regarde moi dans mes yeux, noies toi dans le bleu de mes souvenirs,dans l'eau de pluie, l'eau de larmes, l'eau chlorée. Regarde ce qu'ils ont fait, regarde ce qu'on a fait, et fuit, prends peur. Fais attention aux racines qui dépassent du béton, tout est fait pour nous faire tomber, pour qu'elle ai la main mise sur nous. Lève bien haut les jambes, en rythme, plus vite. Si tu te sens fatiguée, si tu faiblis, si tu ralentis, je continuerais, ici bas, c'est chacun sa merde. Je ne te serais d'aucun secoure, je ne peux que te conseiller, d'accélérer. Déjà des années que nous courrons n'est ce pas ? Mais tu n'as encore rien vu. Qu'est ce qu'un vie face a la Vie. Un chiure de mouche dans une bouse de diplodocus. Courir encore. Tu vois la lumière au bout petite ? C'est comme le pied de l'arc en ciel, il y a un trésor la bas. Mais comme le pied de l'arc en ciel, elle n'existe pas, plus on court vers elle, plus elle s'éloigne. C'est pour ça que tu dois piger petite que l'on ne court pas vers elle, mais on court devant la grande faux qui nous suis, affamée. Lache mon bras imbécile, si tu tombes, je tombe. Çà ne marche pas comme ça, le monde ne tourne pas autours de nous. La vie de chacun est indépendante de celle des Autres. Tu confonds tout, vraiment. C'est ta manière de vivre qui dépendra de celle des Autres, mais ta vie, ton statue de vivante, ne dépend que de toi, alors a toi de courir,seule, au milieux de tous. Mais si ca peu te rassurer petite, on court tous, regarde moi, regarde les Autres autours de nous, une invasion de fourmi. Les jolies c½ur perchées sur leurs talons aiguilles ne vont pas bien loin, on les a semé depuis longtemps, tes pompes sont peut être moches, mais elles te tiennent au pied. Alors avant d'être dans le noir, cours.